En Bretagne, terre de mer et de nature, le Golden Retriever a trouvé un terrain d’expression à son image : généreux, joyeux et attaché à l’eau. C’est dans ce décor qu’Émilie Vo a fondé en 2025 son élevage Heol Ki. Si la création est récente, la passion, elle, a a mûri pendant plus de six ans de recherches et de préparation. Car pour elle, élever des Goldens ne pouvait pas s’improviser : il fallait comprendre la race, anticiper ses besoins, et choisir les meilleures lignées.
Aujourd’hui, elle partage sa vision d’un chien sensible et polyvalent, qui demande de l’attention mais qui offre, en retour, une complicité incomparable.
Pourquoi avoir choisi d’élever des Goldens Retrievers ?
J’ai attendu longtemps avant de me lancer, car je voulais être sûre de mon choix. Mon premier chien n’était pas un Golden, et son caractère ne correspondait pas totalement à mon mode de vie. Pour le suivant, j’ai passé des mois à me documenter, à rencontrer des éleveurs, à observer la race. Le Golden Retriever m’a séduite par son tempérament équilibré, affectueux et polyvalent. Je voulais éviter un achat “coup de cœur” et prendre le temps de trouver la chienne idéale, issue d’un élevage qui correspondait à mes valeurs. En 2025, après six ans de préparation, j’ai enfin concrétisé ce projet avec Heol Ki.

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Quelles sont les origines de la race ?
Le Golden Retriever est né au XIXe siècle en Angleterre. Sélectionné pour le rapport du gibier d’eau, il reste aujourd’hui un chien polyvalent : il aime plaire à son maître, il est sociable et adaptable. C’est aussi pour cela qu’il est largement utilisé comme chien d’assistance, de médiation ou de sauvetage. Avec un maître bienveillant et patient, un Golden peut tout apprendre.
Quels tests de santé effectuez-vous ?
En France, aucun test n’est obligatoire pour la race. Mais je considère que la santé est une priorité. C’est pourquoi tous mes reproducteurs sont testés pour : la dysplasie des hanches et des coudes, les maladies héréditaires oculaires et l’ichtyose. Ces dépistages garantissent que les chiots grandissent dans les meilleures conditions possibles.
Qu’est-ce qui rend le Golden Retriever unique à vos yeux ?
C’est un chien qui allie sensibilité, affection et humour. Les Goldens savent être sérieux, mais aussi de vrais clowns, capables de faire rire toute une famille. Ils se soucient de leurs proches et créent un lien très fort. Pour moi, un Golden Retriever n’est pas seulement un chien : c’est un meilleur ami pour la vie.

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Pourquoi plaît-il autant, notamment en Bretagne ?
La Bretagne et la mer sont indissociables, et le Golden est un chien d’eau. Ici, il est dans son élément : il nage, il plonge, il adore jouer sur les plages. Il n’est pas rare de croiser des groupes de Goldens courant ensemble au bord de l’océan. C’est une image qui marque et qui séduit beaucoup de familles. Sans oublier un autre point commun… la gourmandise !
Quel budget faut-il prévoir ?
Le prix d’un chiot varie entre 600 € et 2 000 €, parfois davantage. Mais le vrai coût, c’est l’entretien. Entre l’alimentation (10 à 12 kg de croquettes par mois), les soins vétérinaires, le toilettage, les accessoires, l’éducation, les frais de garde éventuels et les imprévus de santé, il faut prévoir au minimum l’équivalent du prix d’achat chaque année. Un Golden, ce n’est pas un poste de dépense ponctuel, c’est un engagement sur le long terme.
À quels profils de familles le conseillez-vous ?
C’est une race très polyvalente, qui peut convenir aussi bien à des sportifs qu’à des familles. Mais il faut garder à l’esprit qu’un Golden est présent au quotidien : il perd ses poils, il adore la boue, il est parfois encombrant… Il ne faut pas être maniaque, et il faut accepter qu’il fasse partie intégrante de la vie de famille, par beau temps comme par mauvais.

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Comment accompagnez-vous les adoptants ?
Chaque chiot part avec un livret d’accueil et un petit kit (croquettes, jouets). Pour les familles locales, je prête des harnais adaptés aux premiers mois de croissance. Et je reste disponible en cas de besoin, en organisant aussi des balades canines : ce sont toujours des moments conviviaux, qui permettent aux familles de partager leurs expériences.
Êtes-vous impliquée dans des clubs ?
Oui, je suis membre du Retriever Club de France et de la Centrale Canine. Je participe aux expositions canines et je cherche actuellement un club spécialisé dans le sauvetage à l’eau, même si cela demande de me déplacer hors de mon département.
Une anecdote qui illustre bien la race ?
Avec un Golden, il faut toujours s’attendre à l’inattendu. Même si vous pensez vous promener dans un coin sec, il trouvera de l’eau ou de la boue. Leur poil est auto-nettoyant, la boue sèche et tombe… mais sur le sol de la maison ! Chez moi, le robot aspirateur est devenu indispensable. Récemment, une petite femelle de deux mois est rentrée couverte de boue : pas de doute, elle avait déjà hérité de ses ancêtres.

Emilie Vo/Heol Ki


